Travaux de recherche

Prix de grand prestige, emblème de rigueur scientifique, d’excellence et d’innovation, le Prix Galien récompense l’innovation en santé sous toutes ses formes.

Découvrez ci-dessous la sélection officielle 2026.

Les candidats en lice briguent les prestigieuses médailles qui seront attribuées, en toute indépendance, par nos jurys d’experts.

La qualité et l’originalité des innovations en compétition laissent présager d’un beau palmarès ; celui-ci sera dévoilé à l’issue des délibérations en décembre prochain.

  • Pr Jean-Jacques Kiladjian – Centre d’Investigation Clinique, Hôpital Saint-Louis (CIC1427)

    Nos travaux de recherche portent sur les néoplasies myéloprolifératives, hémopathies malignes caractérisée par une phase chronique marquée par un risque de complications vasculaires graves, et une phase d’accélération avec un risque d’évolution vers la leucémie aiguë. Ces travaux ont permis de mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques, identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et optimiser les traitements pour améliorer la survie et la qualité de vie des patients. En particulier, nous avons mis en place des modèles d’étude pré-cliniques originaux, développé des outils pour mieux évaluer à l’échelon individuel les risques de complications vasculaires ou de transformation leucémique, conduire des essais cliniques de thérapies innovantes ayant permis la mise sur le marché de plusieurs médicaments majeurs pour ces maladies tels que l’interféron alpha et plusieurs inhibiteurs de kinase.

     

    Dr Jean-Philippe Herbeuval – Responsable de l’équipe CBMIT (UMR 8601 CNRS – Université Paris Cité)

    Ces travaux ont permis d’identifier la kinase PDK1 comme un régulateur majeur des réponses inflammatoires et de démontrer que son inhibition réduit simultanément la production de multiples médiateurs impliqués dans l’inflammation, notamment les cytokines pro-inflammatoires et les interférons. Cette découverte révèle une nouvelle cible thérapeutique pour le traitement des maladies inflammatoires chroniques et auto-immunes.
    Les recherches menées ont démontré l’efficacité de cette approche dans des cellules immunitaires humaines, des cellules de patients et plusieurs modèles précliniques. Contrairement aux stratégies actuelles, généralement centrées sur une seule cytokine ou voie de signalisation, l’inhibition de PDK1 agit sur un régulateur situé en amont de plusieurs mécanismes inflammatoires.
    Ces résultats ouvrent la voie au développement d’une nouvelle génération de traitements capables de moduler simultanément plusieurs voies inflammatoires. Ils offrent des perspectives thérapeutiques dans un large éventail de maladies inflammatoires et auto-immunes pour lesquelles les besoins médicaux demeurent importants.

    Moderna

    mRNA-3927 est un traitement à ARN messager actuellement en développement destiné au traitement de l’acidémie propionique, une maladie métabolique héréditaire sévère causée par un déficit d’activité de l’enzyme propionyl-CoA carboxylase, ou PCC.
    Cette thérapie utilise des nanoparticules lipidiques pour délivrer deux ARNm codant respectivement pour les sous-unités humaines PCCA et PCCB du complexe enzymatique PCC. Après internalisation par les hépatocytes, les ARNm sont traduits, permettant l’assemblage d’une enzyme fonctionnelle et le métabolisme du propionate.
    Ces travaux établissent la faisabilité d’une thérapie systémique par ARNm pour le remplacement intracellulaire d’une enzyme mitochondriale multimérique.

  • Dr Eric ROBERT – Laboratoire GREMI (CNRS/Université d’Orléans) & CHU d’Orléans

    Le GREMI (CNRS/Université d’Orléans) et le CHU d’Orléans évaluent une approche thérapeutique révolutionnaire au travers de la première étude clinique française utilisant des multi-jets de plasma froid pour le traitement des plaies chroniques infectées. Le protocole clinique bimodal sélectionné et validé par l’ANSM, associe le traitement direct des plaies et l’utilisation de pansements activés par plasma. Il est le fruit de 15 ans de recherche qui ont révélé les atouts de la technologie brevetée jet plasma, pour lutter contre les bactéries multi résistantes, sans antibiotiques, déclencher l’oxygénation tissulaire et accélérer la cicatrisation des plaies.

     

    Pr Seiamak Bahram – INSERM U1109, Université de Strasbourg

    Les travaux du Pr Seiamak Bahram ont conduit à l’identification de nouveaux déterminants génétiques du système immunitaire humain et à leur exploitation translationnelle en transplantation, oncologie et maladies auto-immunes. La découverte des gènes MICA et MICB, molécules de stress reconnues par le récepteur immunitaire NKG2D, a ouvert un champ majeur de l’immunologie moderne reliant immunosurveillance, inflammation et rejet de greffe. Ces travaux ont permis le développement de tests diagnostiques utilisés internationalement, et plusieurs immunothérapies ciblant les gène MICA/B ou leur récepteur NKG2D, actuellement en phase clinique chez l’homme. Son programme de recherche actuel actuel vise à identifier des déterminants histocompatibles non-HLA responsables de complications sévères après transplantation et à développer des stratégies de médecine de précision fondées sur la génomique et les approches multi-omiques à haut débit. Ses travaux sont financés par des contrats nationaux et Européens majeur dont un ERC Advanced Grant « Histogenomics ».

     

    Dr Frederic JAISSER – INSERM U1166-Eq5

    Le parcours de Frederic Jaisser reflète son appétence pour la recherche translationnelle et un objectif constant de retour des découvertes du laboratoire vers le patient, en néphrologie et cardiologie ou, en collaboration, en ophtalmologie ou dermatologie. Il s’intéresse aux rôles dits non-classiques de l’hormone aldostérone et de son récepteur, le récepteur minéralocorticoïde (RM), en néphro-cardiologie ou dans des pathologies impliquant des structures complexes comme la rétine et la peau. Ses principales découvertes ont été la mise en évidence du rôle physiopathologique de l’aldostérone et du RM et les bénéfices de l’antagonisme pharmacologique du RM dans la progression de la maladie rénale chronique et l’insuffisance cardiaque, mais également dans certaines pathologies oculaires (dégénérescence maculaire liée à l’âge, pathologies cornéennes) ou cutanées (cicatrisation, diabète). Des essais cliniques ont pu être menés pour valider ces découvertes et ont montré l’intérêt d’un repositionnement des antagonistes du RM dans de nouvelles indications thérapeutiques.

    . 

Une opération réalisée par

APS

En partenariat avec

  • Le Quotidien du Médecin
  • Le Quotidien du Pharmacien
  • infirmiers